La vie affective

Friday, April 14, 2006

La vie affective

La vie affective est l’ensemble des sentiments et de leur fluctuation propre à un individu, mais aussi à toutes les espèces vivantes.
Il existe un ordre pour utiliser ces sentiments : la sexualité est liée à la joie, la tristesse à la mort, l’angoisse au danger et l’agressivité sert à surmonter les obstacles. La preuve de cet ordre est donnée par tous les animaux et même par tout ce qui vit. Ces connexions dans le bon ordre ne sont pas toujours réalisées.
Cet affectif représente une énergie de vie. Utilisée à bon escient, sur une cible bien définie, on peut devenir champion quel que soit le support, d’ailleurs, c’est le cas de tous les sportifs, musiciens, chercheurs, collectionneurs…
Par contre, utilisée contre soi, nous pouvons nous détruire ou porter de graves préjudices à notre entourage.
L’affectif est dans le désordre lorsqu’on associe, par exemple, la joie avec le deuil ou avec l’agressivité… Ce que certains humains n’ont pas manqué de faire.
Le stress qui est devenu un mot du vocabulaire courant n’est qu’un cas particulier de la vie affective. Il est difficile d’expliquer que la vie affective est beaucoup plus riche. En effet, un sentiment peut avoir des aspects variés avec des couleurs différentes selon sa catégorie : la joie, la colère, mais aussi la nostalgie, le regret, la curiosité… et des intensités variables depuis la plus minime à la plus intense. Dans ce cas, le stress n’est qu’un sentiment à forte intensité et à forte émotion alors que l’on a passé sous silence les autres sentiments.



Nous ne sommes pas une pierre, mais nous réagissons. Il suffit de nous munir de tous les appareils d’enregistrement possibles pour s’apercevoir, comme nous sommes vivants, qu’ils enregistrent des tracés réguliers et une variation quand nous réagissons.


Autant définir l’état neutre quand vous êtes détendu et disponible, puis la charge affective (par analogie à une décharge électrique) lorsque vous réagissez.

Il faudra plus de temps pour analyser et identifier votre réaction. Contrairement au dessin ci-dessus, on peut réagir d’une manière imperceptible et la traduction en mots peut être plus ou moins fidèle. En effet, on peut dire que ce n’est rien, alors que nous avons réagi et dire que c’est terrible alors que nous n’avons pas réagi.



Ce que l’on fait peut se schématiser par le muscle qui reçoit le nerf et le vaisseau. En remontant le nerf on trouve le système nerveux et pour le vaisseau, la nutrition et l’épuration avec un contrôle du système végétatif.



Il faut bien une adaptation nerf-vaisseau pour contrôler ce système.



Il s’agit du système hormonal.

Selon sa perception, l’hypothalamus est stimulé qui, à son tour, par neurosécrétion stimule l’hypophyse qui stimule nos glandes qui sécrètent des hormones. Il s’agit d’un système d’amplification chimique ou un petit détail de notre perception peut avoir une grande importance si on réagit fortement.
Par ailleurs, les hormones, dans une perception générale libèrent et contrôlent le métabolisme des glucides, lipides, protides, de l’eau et des électrolytes, le système végétatif et nos viscères. Autrement dit notre affectif libère de l’énergie. Pourquoi faire ? Pour faire face à une situation donnée. A quoi sert l’angoisse par exemple ? Elle est utile pour mobiliser nos ressources pour faire face à un danger soit immédiat lorsque nous sommes menacés ou à long terme comme la peur d’échouer à un examen qui nous motive à travailler.
Par contre, être angoissé ou réagir d’une manière disproportionnée à une situation qui ne le mérite pas représente un gaspillage d’énergie qui entraîne des déchets qui nuisent à notre santé et qui perturbe aussi notre entourage. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas le nerf qui fatigue, il peut décharger plusieurs centaines de fois par seconde, mais l’affectif qui représente une dépense d’énergie. Enervez-vous ou soyez contrarié, surtout inutilement, vous verrez votre forme baisser et même votre moral.



Ainsi la commande par le nerf (qui représente ce que l’on fait) doit être équilibrée par la nutrition apportée par le vaisseau.

Cette réaction doit être efficace en fonction des circonstances. Autrement dit, (pour faire référence au blog précédent : http : //jancopy4.blogspot.com/) ce que l’on ressent, ce qui est notre intérieur (Bouche-oreille) doit correspondre à ce que l’on voit, ce qui est à l’extérieur (Œil-main). Ce principe s’applique à plusieurs domaines. La gestion doit équilibrer les finances avec le projet, la politique avec l’économie…



Encore un exemple, le monsieur a réagi au passage de la jeune dame, il a sécrété des produits imagés en rouge.

Ces hormones sexuelles peuvent être utilisées comme un doping ou stimulant pour autre chose. Ainsi notre organisme peut sécréter des amphétamines pour reculer son seuil de fatigue et de douleur, de la morphine (les endorphines), des anti-inflammatoires, mais aussi se détruire par un affectif toxique.
Le problème qui se pose est comment maîtriser son affectif ou de l’induire?



Le sage est classiquement celui qui a une distance par rapport à ses besoins, celui qui peut supporter la douleur et différentes épreuves. Pour moi, c’est celui qui peut débrancher un affectif jugé toxique et ne plus le nourrir, mais qui peut aussi s’investir dans un domaine jugé utile et de trouver les stimulants extérieurs et intérieur pour motiver son choix.

Dans ce cas, c’est un être consommant et comme dans le code de la route, il faut toujours être maître de son véhicule. Même si on n’arrive pas à ce stade aujourd’hui, il faut prendre cette direction pour conduire sa vie, malgré parfois, les influences extérieures.



L’affectif touche tout ce qui est vivant : les animaux et même les insectes qui sont influencés par les phéormones. L’affectif est communicatif. Si vous êtes énervé, vous exciterez même les abeilles.
On connaît le poulpe qui réagit en jetant du noir dans la mer pour se protéger.
Pour les plantes, le bourgeon sécrète des hormones : les auxines qui dilatent les pores de la racine pour avoir les matériaux nécessaires à sa croissance.



Les acacias sécrètent des tanins toxiques pour ne pas être broutés par des antilopes et ils peuvent communiquer cette propriétés par des phéormones transportées dans l’air aux autres arbres.


On connaît la transmission mécanique, hydraulique, électronique, par ondes radio électriques, par papiers et différents messages, mais seule la vie peut utiliser la transmission chimique avec précision.

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